Passer au contenu principal

Vida Rica sin Brújula

Temps de lecture : 5 mn

Les faits
Aujourd’hui, nous étudions deux techniques du 2e degré dans lesquelles nous nous projetons dans le futur.
Lorsque l’intervenante commence à nous présenter la 1e technique, tout va bien : je choisis ma « montagne » (événement générant un certain degré d’anxiété) et le besoin à travailler pour surmonter cette montagne. Puis je cherche des situations de ma vie quotidienne où j’utilise une ou des ressources / capacités déjà en moi pour satisfaire ce besoin, situation où bien évidemment tout se passe bien, je suis en confiance, il n’y a aucun souci.
Vous l’aurez donc compris : l’intention ici est d’utiliser une ou des ressources / capacités que j’ai déjà en moi pour m’approcher de ma montagne petit à petit puis la voir diminuer en taille (la montagne se transforme en colline puis en butée et disparaît dans l’idéal).

Une réaction inattendue
Puis, des copines de formation posent 2 ou 3 questions et je sens le stress monter en moi, un stress très prenant, dans le haut de mon corps puis dans ma tête et je ne me sens pas bien. Je pose donc la question à l’intervenante : voilà ce qui se manifeste en moi maintenant, est-ce normal ? et tout en lui parlant, les larmes montent et je n’arrive pas à me contenir. Paradoxe : je n’éprouve aucune tristesse, aucune émotion consciemment en lien avec ces larmes.
C’est quelque peu gênant car je ne sais pas pourquoi j’ai cette réaction alors que nous n’avons toujours pas commencé la technique (elle a seulement expliqué ce qu’il fallait faire). Son retour un peu déroutant sur le coup me permet de réagir après face à cette réaction inattendue : « tu as les ressources pour surmonter ce stress, utilise-les ! » Un peu rude à entendre et à accepter sur le moment.

Vivance de la technique
Elle démarre ensuite la guidance mais je n’y suis pas, je n’arrive pas à me laisser porter, à la vivre. Mon objectif cette fois est vraiment de stopper ce stress et cette émotion qui a surgi, que je ne comprends pas. Et là, je repense à cette réponse surprenante qu’elle m’a faite et j’utilise un outil appris lors d’un précédent cours pour me calmer et essayer de contrôler ces larmes de plus en plus présentes. Ca a été compliqué, j’ai même failli quitter la salle mais j’y suis arrivée au bout de 2-3 mn.
Oui, seulement 2-3 mn, ce n’est rien, vous avez raison, et en même temps ça parait tellement long quand on essaie de lutter contre quelque chose que l’on ne maitrise pas !
Je finis par me contenir, me déstresser et vivre ce qu’il y a à vivre avec cette technique. Stress et émotion ont finalement disparu.

Un invité surprise et pas des moindres
C’était sans compter sur la réaction de mon corps ! Certes, je suis arrivée à me calmer et à me contenir mais mon corps a visiblement l’intention d’avoir le dernier mot (le corps commande -on ne le sent pas toujours-, l’esprit réagit en fonction de celui-ci -lui, si, on s’en rend compte). Une douleur au niveau du crâne apparait, intense, que j’ai déjà ressentie à plusieurs reprises (en sophrologie ainsi qu’avec d’autres pratiques alternatives).
J’ai l’habitude des maux de tête : la plupart de mes vivances terminent avec. Parfois c’est diffus, parfois c’est localisé, ça peut être intense ou léger, c’est vraiment très variable. Mais sur les dernières vivances, j’en avais été épargnée et j’avoue que c’est quand même agréable.
Mais ce mal de tête s’est installé et bien installé car à l’heure où j’écris cet article (le soir de cette journée après dîner), il est toujours présent !

Partage de la vivance
Je souhaite partager ce vécu avec l’intervenante et le groupe (info ou rappel : ce qui est raconté lors des partages reste uniquement lors de ce temps dédié et est strictement confidentiel). J’explique que la montagne et la ressource, c’est ok, que je suis même capable de surmonter cette montagne (je me le suis répété et je l’ai également écrit dans mon cahier de vivances), donc sur la technique tout va bien. Et je me focalise sur l’événement avant la guidance, à savoir ma montée de stress et cette réaction corporelle des larmes. Je pense avoir paniqué. Paniquer est une réaction connue dans certaines situations. Ai-je eu peur de la taille de ma montagne, sachant que le travail sur cette montagne prendra du temps ? Ai-je eu peur de ce long temps à y dédier ? Ai-je eu peur de ne pas pouvoir y arriver ? Je ne sais pas et je ne le saurai jamais. Je confie également avoir travaillé sur moi ces 10 jours avec d’autres méthodes et peut-être que c’est une réaction, une manifestation à ce travail qui apparaît aujourd’hui, avec cette technique. Enfin je conclus mon partage en souhaitant vouloir travailler sur ce besoin à recouvrer plus facilement le contrôle dans de pareilles situations (de panique).

A l’aide, au secours !
Une fois cette technique terminée, nous partons en pause déjeuner et mon mal de tête est toujours là. J’essaie de porter mon attention sur autre chose : appels téléphoniques, conversations avec les copines, déjeuner, automassage crânien, rien n’y fait. Nous repartons en formation, ce nouveau compagnon ne me quitte pas. J’essaie de me détendre grâce à des mouvements de tête, d’épaules, de bras, la douleur s’apaise un peu, mais revient aussitôt.
Puis une de mes copines passe pour guider sur un exercice, ça traine un peu en longueur car elle a un peu de mal, j’en profite alors pour utiliser une technique de substitution sensorielle : le début fonctionne mais pas la substitution ☹
Je vais donc finir cet exercice puis le suivant puis la pause de l’après-midi et enfin la 2e technique enseignée avec ce mal de crâne ! Lorsque je me focalise sur autre chose, la douleur change, se déplace, devient diffuse, moins intense, mais d’une part elle ne disparaît pas complètement et d’autre part, elle revient de plus belle, voire plus intense et vive parfois !

Dernier appel à l’aide : à la fin de la journée, je demande à l’intervenante si elle n’a pas d’outil à me conseiller pour apaiser cette douleur mais je vois clairement que d’une, ce n’est pas sa préoccupation, de deux, ça sort de son cadre d’intervenante-formatrice (ce que je comprends, on est plus dans de la « consultation ») et de trois elle me suggère de consulter pour gérer ma douleur (ça ne fait pas partie du « kit » de base de la formation). Super formatrice !

Point de fin de soirée (je crois que je vais avoir du mal à m’endormir mais que je vais bien dormir, enfin je l’espère !)

  1. le retour en voiture (45mn de trajet) a été plutôt tranquille : toujours mal à la tête mais nettement moins fort que durant la journée. Je suis au calme, pas stressée.
  2. A la fin du dîner, je me surprends à constater que je n’ai pas eu mal de tout le dîner !
  3. J’ai envie de vous partager cette expérience car oui, la sophrologie est une méthode douce, axée sur le positif mais certaines réactions de notre corps peuvent parfois être difficiles à vivre. Il se passe des choses en nous, le corps s’exprime, tout un processus se met en marche pour nous faire avancer, pour notre bien. Mais ça peut être douloureux au sens propre comme au sens figuré.
  4. Lors de la rédaction de cet article, je me rappelle avoir un « masseur tête frissons » (que j’adore) que je m’empresse d’utiliser pour essayer de faire disparaître ce satané mal de crâne. Qu’est-ce que c’est bon les massages crâniens ! Ca calme la douleur mais ne la fait pas disparaître.
  5. Enfin, je cherche sur internet cette réaction de stress + larmes qui m’interpelle beaucoup et une explication fait sens : cela correspondrait à « un pic de stress corporel avec décharge ». Concrètement, j’étais en train de mobiliser des ressources internes (capacités / ressources) pour faire face à un événement perçu comme potentiellement insurmontable (ma montagne), dans un cadre d’introspection volontaire. J’ai donc touché une zone de forte charge adaptative, activé des circuits profonds de régulation, et mon corps a réagi avant que l’émotion ne se forme. Les larmes n’expriment pas une émotion mais une libération physiologique de tension, elles jouent un rôle de régulation, pas d’expression émotionnelle ! Honnêtement, je ne sais pas si c’est ça ou pas mais l’explication est plausible et cohérente avec mon cas.


Article écrit en 04.2026


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *