Durant mon parcours, j’ai occupé une dizaine de postes, sans compter ceux des USA et d’Angleterre dont j’ai parlé dans de précédents articles dans la catégorie Mon Ancrage. Dans le premier article, je mentionne le public visé pour mon blog avec notamment les Millenials et la Gen Z puisque je me reconnais en eux. D’après la classification, je fais partie de la génération X de par mon année de naissance.
Mais revenons un peu sur ces différentes générations et les caractéristiques qu’on leur attribue :
| Générations | Nés entre | Contexte professionnel | Caractéristiques générales au travail |
| Baby-boomers | 1945 et 1964 | Forte croissance économique d’après-guerre Développement des grandes entreprises et carrières longues | * Loyauté envers l’employeur * Valorisation de la stabilité et de la hiérarchie * Culture de l’effort et de la progression interne * Importance du statut et de la reconnaissance formelle * Préférence pour la communication directe et structurée |
| Génération X | 1965 et 1980 | Mondialisation, restructurations, début de l’ère numérique Montée du management plus flexible | * Recherche d’autonomie * Adaptabilité et pragmatisme * Importance de l’équilibre vie professionnelle / vie personnelle * Moins d’attachement à un seul employeur * Orientation résultats plutôt que présence |
| Génération Y ou Millenials | 1981 à 1996 | Digitalisation accélérée Développement d’Internet et des technologies collaboratives | * Recherche de sens dans le travail, alignement avec les valeurs de l’entreprise * Besoin de feedback régulier * Attirance pour les environnements collaboratifs * Mobilité professionnelle plus fréquente * Intérêt pour l’innovation et la flexibilité * Aisance avec le numérique * Rapport au travail plus contractuel : importance de la relation employeur – employé |
| Génération Z | 1997 à 2012 | Nés dans un environnement entièrement numérique Marché du travail marqué par l’incertitude et la transformation rapide | * Forte aisance technologique * Recherche de sécurité financière * Recherche de flexibilité (horaires, télétravail, hybridation) * Attentes élevées en matière de diversité et d’inclusion * Goût pour l’apprentissage continu * Sensibilité à l’impact sociétal des entreprises * Attente d’authenticité et de transparence * Rapport plus direct à l’autorité * Exigences importantes sur la cohérence éthique, la santé mentale et la qualité de vie que sur le statut seul |
Je ne parlerai pas de la dernière génération, trop jeune pour travailler, même si des tendances se dessinent déjà.
Alors, pourquoi est-ce que j’aborde ce sujet ? Tout simplement parce que je suis une personne avec son caractère, sa personnalité, ses envies, ses besoins, sa façon de voir les choses et concevoir le monde, ses tolérances et ses rejets, bref tout ce qui fait que je suis unique, tout comme vous qui me lisez aujourd’hui. C’est ce qui a réussi à construire et façonner la femme que je suis maintenant, à m’orienter dans mes choix de parcours, à m’aider sans le vouloir, sans rien planifier à l’avance, à avancer et quand je me retourne, je suis contente de qui je suis, ce que j’ai fait, mes différentes expériences, même mes échecs. Lors d’une journée d’immersion dans une classe de BTS Tourisme, une des étudiantes m’a demandé quelle expérience j’avais préférée. Je n’ai préféré aucune expérience, bien au contraire je les ai toutes adorées et si je devais recommencer ma vie, je ne changerais rien. Elles m’ont toutes apporté quelque chose. Le plus difficile, c’est quand une épreuve arrive : on se demande pourquoi, pourquoi nous, qu’avons-nous fait ? J’aime à penser que tout arrive pour une raison, le bon comme le mauvais ; on ne comprend pas toujours pourquoi sur le moment, parfois jamais, mais quand on y arrive, alors tout prend sens.
Dans le tableau des générations, j’ai mis en couleur les caractéristiques propres à chaque génération qui me correspondent. C’est grâce à elles que j’ai pu avancer, me diriger, préférer ou choisir tel ou tel emploi ou employeur. Prenons ce qui revient souvent comme commentaires sur mon parcours : je suis instable professionnellement. Avec une lecture de surface, effectivement, je change souvent de poste et d’employeur, ce qui est traduit par « instabilité ». Donc si on se place côté recruteur, il est compréhensible de penser : « je ne vais pas l’embaucher car je vais la former, investir sur elle, et au final, elle partira. » C’était une des questions lors mon 1er entretien sur ma dernière candidature lors de la rédaction de cet article : « si je vous engage, je vais vous former mais vous allez rester combien de temps ? » Crainte légitime sous-jacente du recruteur : je la forme, j’investis du temps et de l’argent (elle ne produit rien pendant ce temps de formation alors que je dois la payer) puis au bout d’un certain temps, elle part car instable ; la preuve : son CV.
Dans cet exemple, on touche aux caractéristiques suivantes : loyauté envers l’employeur des Baby-boomers + moins d’attachement à un seul employeur de ma génération (la X) + mobilité professionnelle plus fréquente ET recherche de sens dans le travail des Millenials + recherche de sécurité financière ET goût pour l’apprentissage continu de la Gén Z.
Creusons un peu : quand je commence un job et qu’il me plait (comprenez « j’y trouve du sens » – Millenials), alors je reste (je suis loyale envers mon employeur – Baby-Boomers). Par contre, dès que je m’ennuie car je fonctionne par cycles (j’y reviendrai dans un prochain article), je cherche un autre poste. Si je peux rester dans la même entreprise, c’est parfait et ça m’est déjà arrivé (mobilité pro plus fréquente – Millenials). J’ai besoin d’apprendre régulièrement – Gen Z, c’est mon fonctionnement. Donc si je trouve chez le même employeur, je reste (loyauté – Baby-Boomers), sinon je pars (moins d’attachement à un seul employeur – Gen X). Tous les postes que j’ai eus ont été en CDI, les quelques CDD étaient de longue durée (minimum 6 mois) et ont été transformés en CDI (sécurité financière – Gen Z) ou bien on m’a proposé un CDI que j’ai refusé. Oui, je me permets de refuser des CDI ! What ? How come ? No way !
Je fonctionne d’une certaine façon, je cherche mon intérêt dans le travail car, quand celui-ci me plait, j’y trouve du sens, je m’investis et je suis loyale envers mon employeur. Quand mon cycle d’apprentissage est terminé, il me faut trouver autre chose pour entamer un nouveau cycle, idéalement dans la même entreprise, sinon dans une autre.
Conclusion : je sais comment je fonctionne, je m’écoute, je refuse de subir mon emploi et je comble mes besoins 😊. Et oui, je me reconnais dans plusieurs générations, pas que la mienne.
Au prochain numéro, vous saurez tout sur mon BTS Tourisme.
Article écrit en 02.2026