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Vida Rica sin Brújula

Temps de lecture : 4 mn

Je ne vous parle de la paix dans le monde, non, mais de la paix pour soi.

Exemple personnel
Ce matin, je me lève et je me sens bien. Après le petit-déjeuner, j’ai envie de faire plein de choses que je ne fais pas d’habitude et qui me plaisent. Mais c’est sans compter sur une tierce personne…
Je commence un soin d’huile essentielle rapide, d’une part parce que j’aime l’odeur de cette plante (elle me rappelle aussi des souvenirs de voyage) et d’autre part, parce qu’elle répond à mon besoin actuel (je suis prise du nez et je soupçonne le médicament prescrit par mon médecin de me créer des maux de tête…). A peine le soin terminé, une tierce personne passe sa tête dans la porte entrouverte et me sollicite pour une tâche qu’elle pourrait gérer elle-même.

Une fois ce problème clos, je retourne à mon moment de bien-être dont je voudrais profiter pleinement et commence un exercice de cohérence cardiaque. J’en ai entendu parler par les copines d’apprentissage de sophrologie, une autre personne m’a suggéré une application gratuite pour tester. Ca doit faire un mois que je l’ai installée et ce matin, je me décide enfin à l’utiliser en mode « débutante ». Trois minutes d’exercice de respiration où il faut suivre le rythme d’une boule qui monte et qui descend. Que sont trois minutes dans une journée ? rien, on est d’accord. Que sont trois minutes à se concentrer sur sa respiration ? une éternité, surtout quand on débute. Le paradoxe du temps selon le contexte, la personne et bien d’autres critères du moment. Mais quand on sait que l’on a trois minutes d’exercice respiratoire, que cela va vous faire du bien (avec la sophrologie je le constate), on fait abstraction de toutes autres choses et on se concentre sur l’exercice. Vous comprendrez alors que quand vous êtes encore dérangé pendant cet exercice pour une sollicitation qui n’a pas lieu d’être (à vos yeux), le retour pour l’intrusion dans votre moment n’est pas forcément agréable pour la personne qui dérange !

Autre exemple peut-être plus commun
Vous êtes au bureau, sur un dossier important, concentré(e) quand le téléphone sonne. Vous répondez puis quand vous raccrochez, vous faites en sorte de ne plus être dérangé(e) par le téléphone afin de vous concentrer sur ce dossier. Or peu de temps après, c’est un(e) collègue qui vient vous voir… Vous n’avez pas d’autre choix que de vous interrompre, ne serait-ce que pour demander à votre collègue de repasser plus tard. Vous fermez la porte.
Plus de téléphone, la porte est fermée, maintenant vous êtes tranquille vous dites-vous certainement ! C’est sans compter sur votre supérieur qui entre sans frapper, vos alertes d’emails et autres messages entrants sur le chat interne de l’entreprise, le portable resté en vibreur au cas où les enfants et/ou le/la conjoint(e) appelleraient….

Pourquoi est-ce si difficile d’avoir du temps pour soi, que ce soit au niveau professionnel ou au niveau personnel ?

Contexte actuel
Avec ce que je traverse, je ressens beaucoup ce besoin de m’accorder du temps et surtout d’avoir la paix. J’aime être seule, avoir du temps pour moi, mais pas autant qu’en ce moment. Comme ce n’est pas dans mes habitudes, mon entourage a du mal à comprendre.
Je ne sais pas depuis quand ces besoins sont apparus ni depuis quand je les entends. Le principal pour moi, pour avancer dans ce passage difficile, est de les écouter et de m’écouter. Je pense que j’ai commencé à m’écouter il y a 8 à 9 mois environ.

Comment ai-je fait ? Pour le moment, je ne peux pas vous répondre, je ne m’en souviens pas. Ce que je peux vous dire, c’est que ça correspond à peu près au moment où j’ai choisi la sophrologie comme futur métier (je ne pratiquais pas encore) et que c’est une période qui a été très difficile à vivre sur beaucoup de plans. Petit à petit, je me suis accordée des moments à moi, souvent le soir car tout le monde est devant la télé, ce qui me permet d’être tranquille pendant environ deux heures. Des moments qui me plaisent, où j’éprouve du plaisir à faire ce que j’ai choisi ou tout simplement des moments dont j’ai envie. C’est aussi simple que lire un livre, me coucher tôt pour me reposer, écrire sur tout et n’importe quoi, regarder une série ou jouer sur mon téléphone pour ne penser à rien, faire une séance de sophrologie, ne rien faire tout simplement, écouter mon corps (mon cœur battre, ma respiration, des sensations dans les jambes…)

Ce que j’en apprends
A m’écouter, que ce soit mon corps quand il me parle ou mes envies tout simplement. Ce matin après la deuxième interruption, j’ai fini par faire un exercice de base de sophrologie : je me suis détendue aussitôt, je me suis calmée, ça m’a fait du bien. Besoin immédiat satisfait.
A m’accorder du temps, rien que pour moi. Quand on travaille, qu’on a un(e) conjoint(e), des enfants ou une autre personne qui demande de l’attention, des animaux, une maison, etc, le temps passe tellement vite qu’il est difficile de s’en dédier. Je ne vous fais pas de dessin, n’est-ce pas ?

Conclusion
Ecoutez-vous si vous savez le faire. Dans le cas contraire et peu importe la raison, demandez-vous si vous avez du temps pour vous, pour faire ce dont vous avez VRAIMENT envie ? Savez-vous poser des limites aux autres ? Vous sentez-vous respecté(e) dans votre environnement personnel ? Tout ceci s’apprend et n’est pas évident à mettre en place.

S’accorder une pause, un moment de détente, un moment d’écoute est primordial. Encore plus quand on traverse une période compliquée, de remise en question, de perte de sens dans la vie. Je suis certaine que beaucoup de personnes ne s’autorisent pas de temps pour elles dans le vrai sens du terme. Demandez-vous si vous savez vous écouter, écouter vos besoins et écouter votre corps.

N’hésitez pas à partager vos expériences 😊

Article écrit en 04.2026


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