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Vida Rica sin Brújula

Temps de lecture : 4 mn

Contexte
Chez Micros Fidélio, je m’entends bien avec tout le monde, j’aime ce que je fais mais il y a des limites, notamment sur la partie technique et informatique pure. Je demande à suivre des formations mais celles-ci sont sans cesse repoussées à cause d’interventions chez des clients…
Arrive un nouveau directeur qui chamboule tout : il met en place des BU (très à la mode aux USA à cette époque) qui deviennent clientes les unes des autres, ceci afin de voir la rentabilité des différents services et que chacun booste l’autre. Sauf que la super idée ne fonctionne pas vraiment et que le management mis en place est catastrophique. Résultat : beaucoup veulent quitter le navire !

Recrutement par compétences
Un jour, je suis sur la dernière après-midi de formation chez un client et mon chef de projet entre dans la salle avec le directeur informatique de l’hôtel et une personne que je ne connais pas. Je ne sais plus ce qu’il me dit sur cette personne, on se salue puis je continue ma formation.
Les salariés finissent d’explorer le logiciel selon leurs besoins, j’ai un festival de questions et j’essaie de répondre à tout le monde pour qu’ils puissent avancer et être encore plus autonomes sur la maitrise du logiciel.
Ce que je ne sais pas : je suis observée à mon insu sur mon fonctionnement, mon attitude, mes compétences et capacités. Je ne m’occupe pas de ces 3 messieurs, seulement des salariés et de leurs besoins.
Quelques jours plus tard, mon chef de projet m’expliquera qui était la 3e personne et le pourquoi de sa présence.

Optims
Je vous avoue ne plus me souvenir exactement mais je sais que mon chef de projet souhaitait partir de chez Micros Fidélio. Il était en contact avec une autre entreprise en logiciels hôteliers, Optims, spécialisée dans le revenue management (optimisation du CA => quand vous voyagez, il est fort probable que vous n’ayez pas payé le même tarif que votre voisin). Je ne me souviens pas si au final, il sera embauché par Optims ou pas. Quoiqu’il en soit, il me vend bien le poste de formatrice et l’on me propose un RDV pour un entretien dans les locaux d’Optims.

Le RDV
Sont présents deux hommes : le directeur général, un homme d’une cinquantaine d’années environ, et le directeur des opérations, un homme grand d’environ 35 ans. C’est ce dernier qui est venu m’observer.
Je me rappelle qu’ils m’ont fait passer un test de mise en situation où je me suis plantée royalement mais cela n’a pas empêché mon recrutement. En fait, le fait de me voir en action, sur le terrain, a été déterminant. J’apprendrais un peu plus tard que j’avais impressionné le directeur des opérations !
Personnellement, je ne vois pas trop en quoi car je ne faisais que mon métier. Peut-être le fait de répondre à 3 questions en même temps, de savoir gérer les salariés, d’être disponible pour tout le monde tout en répondant à une personne spécifique. Cela restera un mystère !

Mon cher ego
Le poste était pour être formatrice toujours sur logiciel hôtelier mais spécialisée en revenue management (RM). Ce qui impliquait nettement moins de personnes à former et moins de jours de présence chez le client car en général, il s’agissait d’une seule personne qui gérait tout. Cela signifiait aussi plus de déplacements avec des clients basés en Europe puis à terme au Middle East et en Afrique du Nord, l’entreprise étant en pleine croissance.
Le problème était que, même si je comprenais le principe du RM découvert chez Hilton et que j’en voyais la nécessité pour le business, je n’adhérais pas du tout, mais alors pas du tout !
Allant à l’encontre même de ce que je ressentais vis-à-vis du RM, j’ai accepté le poste. Pourquoi ? parce qu’on me proposait un statut cadre et que dans l’intitulé du poste, il y avait le mot « consultante » ! Je vous laisserai lire l’article à venir « ego ou ego » pour plus de détails…

Ce n’était pas pour moi
Mon ego l’a emporté sur mon ressenti et ce fut la pire expérience professionnelle de tout mon parcours (pas de panique, par « pire », j’entends la moins bonne, rien de catastrophique non plus).
Je suivais une collègue senior avec qui je m’entendais plus ou moins ; on n’avait pas la même vision de la vie, ce qui compliquait un peu les conversations lors des repas en déplacements. Puis, le boulot en lui-même ne me plaisait pas plus que ça : d’une part, le RM qui ne m’intéressait pas (si ça ne m’intéresse pas, je ne m’investis pas et ça se voit, ça se ressent…), d’autre part, le manque de rythme, de volume, d’interactions. C’était le jour et la nuit au niveau formations, rencontres, paramétrage, diversité du travail avec Micros Fidélio… Et ça, je ne l’avais pas anticipé correctement !
Et puis, il y avait une ambiance bizarre, je ne me sentais pas à l’aise du tout au bureau. Beaucoup de messes basses, de l’aide mais partielle, c’était différent d’avant (ben oui, on compare). Les tensions allant crescendo avec la consultante senior + la réalité du travail + l’ambiance faisaient que cela devenait de plus en plus difficile de me rendre au travail. J’ai fini par me mettre en arrêt maladie et démissionner (c’est la seule fois que j’ai fait ça de toute ma vie). Quand on ne peut plus, on ne peut plus !

Ce que je retiens de ce poste
Les points positifs : j’ai pas mal voyagé en Italie que je ne connaissais pas, donc ça c’était top ! J’ai goûté à de vraies pizzas et des pâtes cuites à l’italienne pour la première fois de ma vie !!! ah la nourriture italienne, un régal !!!!!
Plutôt que d’aborder des points à améliorer, je présenterai plutôt des points à retenir : j’aurais peut-être dû m’écouter plutôt que mon ego. Mais c’est facile après coup, le tout est de retenir pour ne pas reproduire ou bien en connaissance de cause… J’ai constaté aussi que j’étais plus à l’aise avec du monde autour de moi et pas uniquement avec des salariés hiérarchiquement très élevé (comme des GM ou chefs de service par exemple) ; le fait d’être avec le revenue manager ne m’était pas confortable. Je ne vous parle pas de la personne en tant que telle mais du positionnement hiérarchique, des attentes liées au poste, ce qui selon moi, me mettait en péril (gros syndrome de l’imposteur). A l’époque, cela me posait problème. Plus maintenant 😊

Article rédigé en 07.2026


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