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Vida Rica sin Brújula

Temps de lecture : 3 mn

J’ai toujours été bonne élève et ne sachant pas quoi faire comme études, j’ai suivi les filières qui ouvraient le plus de portes. Je ne sais pas si c’est toujours d’actualités mais à mon époque, dans les années 90, cela correspondait au parcours suivant :  1e S puis Bac C et après soit une prépa, soit une école de commerce soit la fac en fonction de nos affinités avec les matières. J’ai donc fait une 1e S puis un Bac C. Mon année de terminale a été catastrophique, la barre était trop haute pour moi (ma prof de maths enseignait également en prépa Maths Sup Maths Spé et je la soupçonne après coup de nous avoir dispensé des cours d’un niveau trop élevé pour nous, simples futurs bacheliers). Bref, vous aurez compris que ma terminale fut compliquée au niveau études, mon ego en a pris un coup bien entendu et j’ai eu mon bac au ras des pâquerettes.

Résultat : je ne voulais plus étudier, dégoûtée de cette dernière année. Si j’avais obligation d’étudier (eh oui, nos chers parents et ce qui est soi-disant bien pour nous !), ce serait avec un cycle court comprenant des stages pour sortir du schéma classique des études.

A l’époque, ce qui me plaisait, c’était les langues, la géographie et les maths : pas de bio, pas de philo, pas de littérature ni d’arts, pas de physique, pas d’histoire…. Malheureusement d’une part, il n’existe pas de filière « maths + géo + langues » et d’autre part, mon niveau en maths était trop bas suite à ma terminale.

Un de mes rêves à cette époque était de partir vivre aux USA mais je n’avais pas financièrement les moyens pour aller y étudier et je ne voulais pas non plus me retrouver immigrée illégale. Exit the American Dream !

Je ne savais pas vers quoi m’orienter ; ce dont j’étais sûre, c’était : pas de fac ni d’études longues ni d’école de commerce. En demandant aux copains et copines de terminale leurs choix d’orientation, l’une d’elles me répond qu’elle va étudier la compta pour être expert-comptable. Je me renseigne sur le contenu de ces études et je découvre des matières que je ne connais pas : différents types d’économie, finance, comptabilité, fiscalité, droit… Allons-y, je m’inscris donc en DUT Gestion des Entreprises et des Administrations (GEA), cycle court en 2 ans, avec des stages, en système de classes comme au lycée : parfait.
Très enrichissant, très intéressant, j’apprends beaucoup mais ce n’est pas pour moi. Je ne me vois ni comptable, ni expert-comptable, ni fiscaliste ou autre métier dans ce domaine.

Mon DUT en poche, je m’inscris dans deux facs : en LEA pour apprendre les langues (juste les langues, le reste ne m’intéressait pas) et à la fac de Sciences Sociales, en 2e année de DEUG AES (Bac+2 spécifique à la fac à cette époque), pour rentrer en IEP après. Je suis vite déçue de LEA qui ne correspond pas à mes attentes (mince alors : on ne fait pas QUE apprendre des langues !!!!????) et je ne termine pas mon année de DEUG (j’étais persuadée d’avoir échoué aux partiels et quand le prof les a rendus -très en retard-, il était alors trop tard pour rattraper le retard accumulé, donc je ne me suis pas présentée aux partiels de fin d’année !).

Me voilà donc avec un diplôme qui ne me sert à rien (façon de parler) dans mes objectifs pas très clairs à chercher quoi faire de ma vie, avec la pression familiale sur le dos ! On est en juin 1996, j’ai trouvé un job d’été à Disneyland Paris pour patienter et calmer le jeu côté parents.

Note aux parents : chers parents, vous voulez le meilleur pour vos enfants, c’est compréhensible, mais leur laisser une marge, une certaine latitude est aussi une bonne chose pour que, d’une part, ils se trouvent, et d’autre part, ils expérimentent leurs propres souhaits, limites, etc

Pour la suite, c’est au prochain numéro !

Article écrit en 02.2026


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