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Vida Rica sin Brújula

Temps de lecture : 3 mn

Chacun a ses propres références, ses propres moyens et méthodes de chercher les informations, avec ses croyances, ses analyses… Etant très intuitive, je « sens » rapidement si ce que je trouve peut m’apporter quelque chose ou pas.
Je n’ai pas fait d’études de psychologie, de comportements, de parcours de vie ou autres sujets se rapportant à ma situation actuelle et je n’ai jamais lu dessus non plus. Il m’a donc fallu un certain temps pour trouver ce par quoi je suis en train de passer, le comprendre et surtout l’accepter !

Comment je fonctionne
Je suis de nature très curieuse, je pose beaucoup de questions, je cherche beaucoup sur le net, dans les bouquins, par tout moyen qui me passe par l’esprit et me semble raisonnable. J’analyse aussi beaucoup, je vois rapidement si cela peut m’intéresser ou m’être utile d’une façon ou d’une autre, je fonctionne en mode « triage automatique ».
Imaginez : vous adorez cuisiner, vous avez envie de tester quelque chose de nouveau et cherchez une nouvelle recette qui semble réalisable et accessible à votre niveau. Vous en trouvez cinq ou six parmi des dizaines, en choisissez une pour maintenant et gardez les autres sous le coude, avec un « classement » qui vous appartient (par type de plat, par ingrédient, par difficulté, par ????). C’est pareil pour moi mais pas en cuisine car je ne suis pas très douée (mon mari me surnomme « al todo quemado* » 😊).

Mon besoin de comprendre
Ne comprenant pas ce qui m’arrivait, ne voyant pas vers qui me tourner sans entendre des classiques « c’est la vie » ou autre réponse toute faite qui ne m’aurait pas satisfaite, je suis repartie sur un terrain que j’avais déjà exploré auparavant.
Quelques mois avant de partir en Amérique Centrale, quitter la France était une évidence pour ne pas dire un besoin vital mais ma destination initiale, choisie, se trouvait à l’opposé, en Asie. Afin de me rassurer sur ma décision de changement de vie et de pays, je fais appel à un outil de lecture symbolique qui me rassure effectivement sur ma décision, qui me situe bien à l’étranger sauf que ce n’est pas en Asie… Effectivement, j’ai atterri en Amérique Centrale! Me rappelant de ces informations, je décide donc de consulter à nouveau cet outil de lecture mais cette fois au niveau global de ma vie. Révélation : je suis en train de traverser une transition identitaire profonde au niveau professionnel, qui impacte aussi ma vie personnelle.
Une transition identitaire ???!!!! Inconnu au bataillon ! De quoi on me parle ? Mon cerveau se met en ébullition, ça fuse dans tous les sens, je ne comprends pas ce dont on me parle. Je change d’identité ? je ne suis plus moi ? mais je deviens qui alors ? et qui décide de ça ? et pourquoi ça m’arrive ? Je clos le chapitre car pour moi, c’est encore une invention ou je ne sais quoi de « perché » ! A ce moment-là, je ne connais pas ces termes ni cette réalité de vie, surtout je ne suis pas prête à les entendre ni à les comprendre.

Un peu têtue sur les bords….
Quelque temps après, je fais une recherche sur ces « transitions identitaires » puis je demande une nouvelle analyse à un autre professionnel : même résultat. On m’explique comment cela fonctionne eu rapport au contexte d’analyse et à la méthode, puis en discutant, en allant dans les détails, j’arrive à poser un « début » à cette transformation. Mais je ne suis toujours pas prête à approfondir. Je suis encore dans le flou total, le brouillard est très épais, mon cerveau a dû bugger !
Il y a environ 2 mois, je me sens un peu mieux et je creuse à nouveau le sujet mais cette fois-ci sur internet : je découvre ce que vivent les gens qui traversent ce type de transformation, que ce sont des situations plus fréquentes qu’on ne le croit, qu’il existe des professionnels qui comprennent et accompagnent ces changements, et qu’il est difficile de mettre un nom dessus car vu de l’extérieur, cela peut être pris pour de la dépression.

Conclusion
Parfois, il faut trouver des méthodes alternatives pour mettre des mots sur ce que l’on traverse, on n’est pas toujours disposé à accepter la réalité, mais avec du temps, on cherche, on trouve, on creuse, on se reconnait, on s’identifie et on comprend. Puis vient la phase de l’acceptation qui permet d’avancer.
Pour ma part, le fait d’avoir commencé la sophrologie m’a beaucoup aidée à me détendre, à lâcher-prise, à écouter davantage mon corps, donc mes besoins. Je pense que sans ça, cette traversée aurait été beaucoup plus compliquée.
Dans un prochain article, je vous dévoilerai ces manifestations et changements qui m’ont fait « accepter » cette « transformation identitaire »…


* Tout est brûlé

Article écrit en 04.2026



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