Contexte
De retour d’Angleterre et des US avec un niveau d’anglais plus que correct, l’étape suivante est donc l’amélioration de mon espagnol avec un départ souhaité pour l’Espagn. Mais ma mère n’est pas d’accord : elle en a assez que je parte ! Elle me suggère donc de travailler dans le tourisme puisque j’aime les langues étrangères et voyager. D’accord mais je dois me former car on ne travaille pas dans le tourisme comme ça, sauf peut-être pour être GO mais ça ne m’intéresse pas.
Je me mets donc en recherche d’une formation en tourisme, courte…. au mois de septembre ! pour une rentrée en septembre / octobre selon les écoles. Je trouve une école privée, à Labège (près de Toulouse), où je passe un entretien avec le directeur (pas moins que ça !). Je ne me souviens plus de l’entretien mis à part que j’ai passé des tests, dont celui de Rorschach pour la personnalité (à l’époque je ne connaissais pas). Je suis prise (c’est moi ou c’est l’argent qui l’intéresse ?!)
Formation
Il y avait à l’époque le choix entre deux options : l’accueil animation ou la conception commercialisation. Je ne me voyais pas dans l’accueil (GO, guide, animatrice pour enfants très peu pour moi), j’ai donc choisi la conception commercialisation. Je voulais être soit forfaitiste soit chef de produits. Mais on m’a vite fait redescendre sur terre quant à mes ambitions !
Ma formation a duré deux ans, en cycle initial, avec des stages lors des vacances scolaires. Ceux dont je me souviens se sont déroulés en office de tourisme en plein hiver dans une station de ski des Pyrénées (la neige, l’ambiance de Noël, les vacanciers…) et un autre dans une agence de voyages Maeva à Toulouse (super sympa au passage !)
Les formats des cours étaient classiques, en salle avec un intervenant ayant un pied dans le monde pro du domaine enseigné. Il y avait des cours d’Amadeus, le logiciel le plus connu en tourisme (celui des agences de voyages), d’histoire de l’art, de géographie, de conception de produits touristiques, de droit du tourisme, d’aménagement du territoire, de langues bien sûr et certainement d’autres dont je n’ai pas souvenir à cet instant.
Et il y avait le voyage d’études à concevoir : nous sommes partis visiter les institutions européennes à Strasbourg, au Luxembourg et à Bruxelles. J’en garde un bon souvenir.
Décalage
Dans ma classe, la plupart des étudiants sortaient du lycée, juste après le bac. Moi, j’avais déjà mon DUT en poche, une année de fac, une année aux USA et deux expériences de jobs dont un à l’étranger. J’avais donc une maturité supérieure aux autres étudiants et il y avait un décalage en cours. Je comprenais plus vite que la majorité, avais un raisonnement plus élaboré et je me projetais plus facilement dans le monde du travail.
Côté études pures, ce décalage ne me gênait pas : j’étudiais pour moi, pas pour les autres.
Côté intégration dans le groupe « classe », c’était plus compliqué : je n’avais pas les mêmes centres d’intérêts, la même vision des choses, les mêmes raisonnements.
Ce décalage ne m’a pas empêché d’obtenir mon BTS Tourisme, avec apparemment une super note en géographie ou aménagement du territoire (je ne sais plus), à tel point que mon prof m’a demandé l’autorisation de récupérer ma copie pour la montrer aux futurs élèves ! Pas peu fière de moi !!!!
Conclusion
Cette formation m’a ouvert des portes pour certains emplois, m’a grandement servi sur pour ma future agence de voyages et aujourd’hui, me permet d’enseigner en BTS Tourisme.